Utilisez les muscles stabilisateurs pour guérir d’une blessure.

Décembre 2016, en haut des escaliers.

Cinq marches, un palier de transition pour tourner vers la droite et dévaler une dizaine de marches supplémentaires.

Une grosse tasse à mesurer vide remet sa vie d’objet inerte entre la paume et les doigts de ma main gauche. Elle parviendra indemne au bas des escaliers.

Pas mon corps…

 

Le mystère entourant les circonstances de cette dégringolade demeure à ce jour inexpliqué.

Trois mois plus tard, mon corps se rappelle sa mésaventure. Il ressent encore l’écho de l’impact sur le palier. Puis la glissade sur les arêtes de marche râpant au passage ses épines dorsales, ses côtes et la portion latérale de la crête de l’os de la hanche gauche. Mes réflexes de trampoliniste ont activé le tonus de mon cou, m'évitant ainsi une commotion cérébrale assurée.

Finalement arrivé au bas des escaliers, les muscles tétanisés, le souffle court, mais la main victorieuse de n’avoir échappé son butin. Je frissonne à l’idée de l’éventualité où la tasse éclatant sous le choc aurait vu quelques-uns de ses morceaux venir se planter dans ma chair…

Ce fut un test d’ostéoporose inopiné, malvenu et particulièrement désagréable. En plus de tester la solidité du cœur de mon conjoint…

Mis à part quelques lacérations infligées par les barreaux bien carrés de la rampe en mélamine à mon avant-bras droit, l’éclatement de plusieurs vaisseaux sanguins a provoqué un épanchement interne. Mon corps en portera les stigmates bleutés plusieurs semaines.

Mes structures osseuses ont été rapidement replacées par ma chiropraticienne. Ouf!

Cependant, mes muscles demeurent confinés dans un état de stupeur plus ou moins constant. Comme s’ils redoutaient un nouvel assaut et se tenaient prêts à protéger mes articulations.

Leur attitude protectrice me cause de la douleur. Et puisque je n’avais pas encore découvert l’infrathérapie pour les apaiser, j’ai dû me résigner à un repos forcé. Heureusement, pas trop long.

Car judicieusement, j’ai tôt fait appel à des muscles qui arrivaient à calmer ma douleur. Ces chers et valeureux muscles stabilisateurs : abdos et compagnie.

Lors d’une blessure, le premier réflexe est de transférer le plus gros du travail au côté opposé, non blessé.

C’est le principe de la compensation. Pendant la phase aigüe des 48 premières heures, il n’y a pas beaucoup d’autres options. Malheureusement, la plupart des gens demeurent dans cette phase protectrice, ce qui provoque à moyen terme des incapacités. Le corps s’affaiblit trop, et ce, de façon asymétrique, puisque c’est surtout le côté blessé qui écope.

Si l’asymétrie n’est pas corrigée dans un délai raisonnable, l’axe central du corps en assumera les contrecoups. Pauvre colonne vertébrale...

La solution pour éviter cette problématique est de recourir aux muscles stabilisateurs le plus tôt possible.

Vous pourrez ainsi soulager les articulations et les muscles endoloris, et leur permettre ainsi de reprendre leurs efforts graduellement avant de trop s’affaiblir.

C’est très commode de comprendre la biomécanique du corps pour se tirer d’affaire plus rapidement. Voilà ce qui me motive à transmettre le maximum d’enseignement à l’intérieur de mes cours de mise en forme.

J’ai toujours dit : « J’enseigne, et non j’entraîne. » L’un n’empêche pas l’autre.

Posturalement vôtre!

Martine

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